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3 articles avec socio

Donc...

Publié le par géraldine

Ce petit hommage à Boris Vian, qui pourrait très bien devenir grand sur ce blog tant j'ai apprécié la lecture de l'herbe rouge et l'écume des jours, source d'inspiration, par ailleurs, lorsque j'écrivais mon roman, me conduit à parler de l'essence même de ce blog.

Je viens de lire un article paru dans Télérama, magazine télé contestable, mais aux articles culturels difficiles à repérer ailleurs.
Internet rend-il bête?

Depuis que je vis à Vichy, mon capital culturel se nourrit presque essentiellement du net. Encore plus depuis que j'utilise le WIFI.
Et très sérieusement, j'en ai honte, puisque depuis, j'ai arrêté de lire Boris Vian, et je peine à terminer Hugh Laurie.

So, l'écrivain blogueur Nicholas Carr que je ne connaissais s'interroge : "Google making us stupid ?"

"Je ne pense plus de la même façon qu'avant, raconte-t-il. C'est quand je lis que ça devient plus flagrant. Mon esprit attend désormais

les informations dont le Net les distribue : comme un flux de particules s'écoulant rapidement. Auparavant, j'étais un plongeur dans une

mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski."



Voilà tout à fait ce que je ressens pour ma part aujourd'hui.
A 16 ans, lorsque je lisais Euripide sur la plage, j'aurai été beaucoup plus capable de réussir un concours de la Fonction Publique qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui, je me sens incapable d'écrire un livre comme je l'ai fait dans l'urgence à 20 ans, malgré toutes les scories qu'il comporte.
Juste parce que je recherche la rapidité, l'instantané, et que chacun d'entre nous absorde désormais une quantité astronomique d'informations au quotidien et les oublie le lendemain.

Voilà pourquoi aujourd'hui ma culture musicale, cinématographique, littéraire est si pauvre. Rien ne s'installe, rien ne prend le temps.
Aujourd'hui, nous avons quelques jours pour exister. Et ce que nous apprenons se fâne trop vite.


Publié dans socio

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sociologie du café 2

Publié le par géraldine

J'ai remarqué que de "nombreux" internautes parvenaient sur mon blog en cherchant des infos sur la sociologie du café.

Je vous invite à laisser vos impressions dans les commentaires du post concerné. Je n'ai moi-même pas poursuivi mes recherches documentaires à ce sujet, mais si vous avez des pistes à m'indiquer...

Publié dans socio

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Sociologie du café

Publié le par géraldine

En tant que non buveuse de café, ce qui consitue une hérésie dans notre société, j'ai souhaité comprendre ce qui liait les individus au moment du café.
(J'ajoute que je ne fume pas et bois rarement, ce qui fait de moi une personne pas rigolotte du tout. En plus, je suis grande et mince, ce qui fait de moi une harpie anorexique, mais passons, ceci fera peut-être l'objet d'un autre post).
Bref, j'avoue me sentir très seule, lorsque j'entends les cris de joie des convives accompagnant la venue du café. Et moi : "Euh, désolée pas de café." Gloups, il faut faire un thé alors...Et là, j'ai l'impression que cela devient très difficile de placer un  mug rempli d'eau dans un micro-onde. Encore plus au travail : je vous offre un café : "Non merci, je préfère un thé." Voilà, un thé c'est deux fois plus cher, mais il y a deux fois plus d'eau.
Voilà, je suis la fille du sketch de Florence Foresti qui préfère un jus de goyage à n'importe quel alcool.

Première hypothèse : dans le café, il y a l'avenir...

Premier constat :

Il est plus souvent rencontré sur le net "café sociologique" que sociologie du café.
Mes premières recherches me conduisent à Montréal, sur les traces de Luc Brunet ayant étudié le rôle social de la machine à café. «Ces rencontres permettent d’échanger de l’information personnelle. Il est essentiel que les entreprises, où nous passons 60 % de notre temps, fournissent de tels lieux d’échange.»
"Dans les années 1950, de grandes sociétés ont cherché à éliminer ces occasions de bavardage considérées com­me des pertes de temps. «Là où l’on a enlevé les machines à café, l’esprit d’équipe en a souffert, et le climat s’est détérioré, affirme Luc Brunet. Et plus le climat se dégrade, plus les rumeurs circulent comme forme de contre-attaque.»"
link Un autre lien conduisant au Maroc.
Je suis sur google, et page 5, toujours rien.
Page 11, petite lueur d'espoir : link. Oui, mais voilà, il s'agit du lieu café et non pas du liquide.
Page 16 : Croquons la vie avec Nestlé.
Et là, EUREKA, peut-être la réponse à ma question (autre que parce que c'est bon !)
"Serge Cohen, sociologue à l’Université de Montpellier et spécialiste des tendances de consommation, y voit « la confirmation d’un mouvement de fond qui positionne le café en boisson universelle, intemporelle, un élément stable dans un environnement en mouvement perpétuel, et associé à la subtilité et à la convivialité »."

Euh, mais alors l'eau, le thé, le jus de fruit, c'est pas stable ?

"La preuve aussi que la pause-café devient plus qu’une simple consommation de boisson chaude. Mieux : le moment devient une « expression de son identité », selon le sociologue : « Le café : chacun veut se l’approprier et définit, de façon consciente ou pas, des façons de le consommer, une certaine ambiance, une posture, une façon de siroter… D’ailleurs, on peut beaucoup apprendre d’une personne en la regardant boire son café », remarque Serge Cohen qui parle même de « nouveaux rites sociaux », des codes et des habitudes destinés à se singulariser… illustrés par des séries télé autour du thème du café."

A mais voilà ? Il faut que j'aille sur le site d'un commerçant de café pour rencontrer les propos d'un sociologue. Fichtre !

Mais pourquoi les buveurs de café sont-ils eberlués lorqu'ils rencontrent un profane en la matière?

J'attends vos avis, vos réponses...
En attendant, je continue à prospecter.

gée




Publié dans socio

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