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DAY 4 - Festival d'Avignon of

Publié le par géraldine

Avignon, le 30 juillet, au crépuscule du festival. On sent que la fête est finie, les affiches sont piétinées, les acteurs-tracteurs ont déserté les rues, ou ils offrent des places gratuites pour remplir les salles"...Ils ont mal au dos, aux pieds et a se voit. Les festivaliers font leur valise.

Ce n'est pas grave. Les acteurs sont là, sur scène.Et on leur offre même des fleurs.

Pour ce final, j'avais prévu de voir au moins trois pièces, parmi une sélection de pièces que j'avais "loupé". A moins d'avoir le don d'ubiquité, difficile d'assister à 4 ou 5 pièces en même temps.

J'ai choisi de partir à contre-courant de ce à quoi j'avais pensé : un Feydeau, un classique, un humoriste ou deux...pour aller vers des pièces que je pourrai voir difficilement ailleurs. Autre contrainte, mon retour en train qui me permettait difficilement d'assister à une pièce au-delà de 20 heures.

ça s'est joué à 2 minutes...pour que je rate un train et n'arrive qu'à 11h30 en Avignon...Je n'ai pas eu le courage d'attendre la pièce que j'avais sélectionné à 13 heures, sans parler de la pièce du matin...

Côté théâtres, je n'ai misé finalement que sur des valeurs sûres et n'ai pas fait de découverte. ça permet de ne pas arrivé déshydraté après s'être perdu dans Avignon.

A 12h15, j'avais repéré Proudhon modèle Courbet, de Jean Pètrement, au Pandora.

La philosophie et la peinture, autour de la peinture l'atelier de Courbet, dans l'atelier de Courbet.

Proudhon et Courbet se chamaillent, dissertent, non lieu de la jolie modèle Jenny, qui s'amuse à déstabiliser les certitudes des deux hommes.

Le texte est solide, rédigé. Pour ne pas décrocher, mieux vaut connaître le contexte, les deux hommes, leurs discours, leurs parcours. Sans la fraicheur de l'actrice, le moment de théâtre, pourrait tourner au débat, ou à la conférence.

J'ai aimé

Plonger dans l'atelier de Courbet. Voir deux hommes dont je connaissais le parcours à travers mes études d'art et de sociologie, prendre vie sous mes yeux. J'ai aimé aussi, vous l'aurez compris le féminisme enjoué de Jenny. Vivre un moment "original". Le jeu des acteurs, l'approche du texte. Que je regrette de ne pas avoir acheté à la sortie de la pièce.

J'ai moins aimé

Les décors, tristes et ternes...rester de côté parfois, le sujet étant parfois aride, parce qu'au théâtre, on ne peut pas revenir en arrière. Le manque de féminité.

Pause déjeuner sous un soleil de plomb.

C'est en passant devant le Palace que j'ai reçu un nouveau flyer d'Amants à mi-temps. Et comme le spectacle commençait dans une trentaine de minutes, je me suis dis : et pourquoi pas ?

Je n'avais pas encore assisté à ce type de pièce durant le festival, et j'avais une furieuse envie de rire. De rires spontanés !

Le Palace, c'est le théâtre des humoristes, des pièces de boulevard, du rire offert sur un plateau. A priori.

J'ai eu énormément de mal à rentrer dans la pièce. D'ailleurs les rires n'ont pas fusé d'emblée. Mais j'ai fini par lâcher prise et trouver la pièce, sinon très drôle, charmante.

J'ai aimé

Passer un bon moment, divertissant. La frivolité, le côté caricatural des personnages. Les décors plutôt réussis. Je visualisais très bien l'appartement de Patricia, l'entrée, la salle de bain, etc...Les acteurs masculins. Et réfléchir aussi parfois, sur l'adultère.

J'ai moins aimé

Le personnage de Patricia, que j'ai trouvé antipathique et trop complexe. J'ai eu du mal à imaginer ces couples à géométries variables autour de son personnage.

Ensuite...j'ai hésité entre une humoriste et une pièce adaptée d'un texte de Virginie Despentes.

Ayant choisi la deuxième option, je me suis rendue au théâtre gilgamesh. Malheureusement la pièce s'est arrêté plus tôt (j'avais mal lu le programme).

Je me suis laissée tenter par le cabaret stupéfiant, un trio halluciné autour des stupéfiants et de l'expérience de Baudelaire et Théophile Gautier...sur le sujet. À ne pas refaire chez soi évidemment mais sur le plan artistique, ça donne un voyage conté, musical assez fascinant.

J'indiquerai les liens plus tard...pour que vous puissiez en savoir plus sur cette "pièce".

J'ai aimé

les textes : signés Bashung, Gainsbourg, Brigitte Fontaine, lou réédition...et la voix de la chanteuse Odja Llorca, qui habite aussi la scène. Les vidéos, le décor.

J'ai moins aimé

les arrangements musicaux, et les musiciens parfois très en dessous sur les parties chant et contrebasse. Être larguée en cours de route. Et le final, un peu expéditif. Les artistes ont peu salué, n'ont pas parlé des textes. Une liste aurait été bienvenue. Du coup, cette pièce n'entre pas dans mon top 5 Avignon 2016. Il s'en est fallu de peu.

Puis j'ai terminé ma journée avec froufrou les bains, au théâtre Notre Dame. Très pratique pour reprendre tranquillement le train ensuite.

Cette opérette signée Patrick Haudecoeur est tonique, enjouée sans impact ni conséquence particulière. On rit, parfois gras, les comédiens enchaînent parties jouées et chantées en se malmenant mais sans fausse note. Ambiance "palace". C'est réussit sans laisser un souvenir impérissable.

Une dernière journée un peu particulière puisque j'ai aimé chacune de ces pièces sans être totalement charmée ou emballée.

je reviendrai plus tard sur mes "coups de cœur", des pièces qui méritent d'être vues.

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Day 3

Publié le par géraldine

Le festival d'Avignon semble loin déjà et la nostalgie pointe le bout de son nez. Heureusement, j'ai repéré quelques pièces intéressantes à Marseille, pour la saison 2016 - 2017...De quoi "patienter".

En cette troisième journée, je n'ai assisté "qu'à" deux pièces :

A plates coutures, création de la compagnie Nosferatu (compagnie auvergnate) - Espace roseaux teinturiers

D'après l'histoire des ouvrières Lejaby.

Etant de la région stéphanoise, et connaissant une des actrices de la pièce, je ne pouvais passer à côté de cette pièce mêlant danse, partitions chantées, monologues, scénettes. La pièce raconte le parcours de 4 femmes aux âges et histoires différents. 4 parcours de femmes qui ne se seraient probablement pas croisées dans la vie, mais que le destin a réuni dans une cause : sauver leur usine en valorisant leur "savoir-faire".

Il m'a fallu réserver un billet l'ayant manquée une première fois, tant le public a répondu présent.

En savoir plus sur le spectacle

J'ai aimé

La créativité, le tonus et la grâce des comédiennes (chanteuses, danseuses, slameuses). On croit en leur histoire tant l'énergie semble sortir de leurs tripes. A la fin du spectacle, l'émotion est palpable. Tenir un tel rythme sur le festival relève de l'exploit.

J'ai moins aimé

Le côté décousu de la pièce et notamment les passages sombres, introspectifs. Et la fin. La pièce est également plus facile d'accès si on suivi le parcours des ouvrières.

Une pause déjeuner tardive, il était presque 15 heures...et me voilà assister à une opérette d'Offenbach : Mr choufleuri restera chez lui..., au théâtre Notre Dame.

J'ai repéré cette pièce dans le gros catalogue du off, (qui pèse lourd, mais que je n'ai pas lâché durant tout le festival...) et je me suis laissée convaincre par la déambulation des comédiens.

Quoi de mieux pour terminer la journée, qu'une pièce fraîche et vivifiante !

Je connaissais par ailleurs, le confort du théâtre, hébergé dans une ancienne chapelle (son histoire, c'est par ici) et sa programmation. Puisque c'est ici que j'ai redécouvert Molière quelques jours plus tôt. Cela semble peut-être surprenant de parler de confort, mais malheureusement, tous les lieux ne se valent pas.

Si la pièce précédente, plus écorchée, présentait quelques petits accidents, Mr Choufleuri est calibré, rythmé, enlevé du début jusqu'à la fin.

De quoi ça parle :

Monsieur Choufleuri ne connaît rien à la musique, au contraire de sa fille Ernestine, amoureuse d’un jeune compositeur inconnu, Chrysodule Babylas, que son père lui interdit de fréquenter. Mais le Tout-Paris raffole d'opéra et Choufleuri rêve d’épater le Tout-Paris. Alors, c'est décidé ! Ce soir, il organise le plus grand récital de l’histoire du bel canto… dans son salon !

Hélas, les trois chanteurs italiens si chèrement engagés pour l'occasion lui font faux bond, laissant la voie libre aux deux jeunes amants pour se jouer de lui…

Un chef d’œuvre de musique et d’humour, l’une des opérettes-bouffes les plus drôles et ambitieuses de Jacques Offenbach !

J'ai aimé

La précision. C'est à dire ne pas avoir peur de m'être trompé. Ici, tout roule, s'enchaîne avec une parfaite fluidité. Les acteurs enchainent théâtre et chant lyrique (sans être trop affecté) en toute maitrise. En prime, une pincée d'humour belge. On en redemande.

J'ai moins aimé

Certains costumes...mais c'est du détail.

A bientôt pour la dernière journée avignonnaise et mon classement (très subjectif et personnel), n'ayant assisté qu'à moins d'1% des pièces à l'affiche en 2016.

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Day 2 - festival off d'Avignon

Publié le par géraldine

Nouveau retour critique sur ma deuxième journée passée au festival d'Avignon.

J'ai enchaîné trois pièces.

Royale Legende.

J'ai choisi cette pièce parmi une sélection matinale, an fonction de mon arrivée en train en Avignon.

Débarquée le matin en train, je n'ai pas ressenti immédiatement le besoin de me jeter dans une salle de théâtre. Un rattrapage de petit déjeuner et je me suis rendue compte que ma sélection matinale tombait à l'eau. Il me restait quelques minutes pour rejoindre le Petit Louvre pour assister à Royale Légende, mon plan Z.

Plan Z, parce que pièce historique, parce que Marie-Antoinette, un sujet qui me fait l'effet Molère de déjà trop vu. Et en même temps me permettait d'avoir mes repères. (Selon le moment de la journée, je suis plus ou moins réceptive à des sujets denses ou le texte est au coeur. C'est à dire qu'il demande de l'attention, de la réflexion, de la concentration.

Cette pièce, signée Fréderic Mancier et Bernard Larré raconte "l'histoire vraie d'une correspondance qui n'a jamais existé entre Marie-Antoinette et le chevalier d'Eon".

J'ai aimé

Le texte justement. Ciselé, fin, frivole et parfois rude aussi. Telle que l'a été la vie de Marie-Antoinette. Les costumes. L'absence ou presque de décor. Les comédiens magistraux. Etre bouleversée.

Je reviendrai sur le classement très subjectif des pièces que j'ai préféré parmi les onze auxquelles j'ai assisté, mais celle-ci fait partie de mon top 5.

J'ai moins aimé

Etre perturbée par le texte, sans trop savoir pourquoi. En même temps, c'est en cela que l'art atteint aussi son but. Quand il nous dérange.

Découvrir la pièce

Ayant raté la pièce que j'avais sélectionné ensuite, j'ai attendu le milieu d'après-midi pour voir la pièce suivante. Choisie par la personne qui m'accompagnait. Je ne l'aurai pas

La maîtresse en maillot de bain - au Palace

De Fabienne GALULA

L'histoire

Bienvenue au paradis des gommettes, des doudous et des anti-dépresseurs ! Mandatée par le
ministère de l’Education Nationale, une jeune psychologue atterrit dans la salle des maîtres d’une école maternelle. Ce qu’elle va y trouver est loin, très loin de ce qu’elle imaginait...

J'ai aimé

Rire. Sans être d'une qualité exceptionnel, la pièce met en exergue des situations qui n'existent pas forcément que dans le milieu scolaire, et peuvent faire échos à des situations plus universelles de travail. Le petit chef acariâtre, le don Juan, la psychologue enjouée...

Les personnes sont plutôt attachants.

J'ai moins aimé

Retourner à l'école ! Le sujet en réalité...même si suis curieuse, aime découvrir les coulisses, je n'ai pas été réellement emballée par le jeu d'acteur, émue ou retournée par la mise en scène.

C'est néanmoins une bonne pièce de facture classique.

Découvrir extrait, avec d'autres acteurs

Et pour terminer cette deuxième journée passée à Avignon :

Un baiser s'il vous plait, au Pandora. Adaptation du film d'Emmanuel Mouret

La bande annonce du film, plutôt qu'un long discours (puisque l'histoire est la même)

https://www.youtube.com/watch?v=wKeRPn6cTq8

J'ai aimé

Cette délicatesse un peu maladroite, qui font la patte des films de Mouret. La sensibilité et des dialogues, qui minent de rien sont beaucoup moins légers qu'ils semblent l'être.

J'ai moins aimé

Le manque de rythme de certaines situations...comme si certains passages tombaient à plat. Avec peut-être un peu plus de sel. Dommage, c'était presque délicieux !

Le teaser

A bientôt pour un Day 3.

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