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Agressivité + véganisme = contreproductif !

Publié le par géraldine

A force de regarder des vidéos sur le véganisme, pour m'informer (je suis très flexible sur la question, je suis végane, végétarienne, selon les jours...), je m'interroge : pourquoi autant d'agressivité ? Sur une vidéo de trente minutes, bien documentée parfois, je m'arrête parfois en cours de route, fatiguée par le propos, le ton corrosif : ou comment mettre le végétarien et le carnivore dans le même panier. Ou celui qui a déjà ralenti sa consommation, entamé un processus de réflexion...Non, c'est un criminel, au même titre que les autres. Ce discours à la "tous pourri" me fatigue, non pas que je ne comprenne pas le message que l'on essaye defaire passer, mais parce qu'à force de montrer de l'agressivité, de la supériorité, je n'adhère pas de fait au discours. Si je deviens végane un jour, je ne montrerai personne du doigt (euphémisme !) parce qu'il a osé craquer sur une tartine de miel ou se faire un oeuf à la coque. La culpabilisation, c'est une forme de maltaritance envers les animaux que nous sommes aussi. Pour faire court. Et je sais d'ores et déjà que je ne tiendrai pas ce type de discours. J'ai déjà arrêté de manger de la viande pendant plusieurs années, puis j'ai repris, j'ai à nouveau ralenti. Et n'en consomme à present quasiment plus. C'est mon corps, c'est une démarche personnelle. Changer de régime alimentaire demande du temps : il faut reconsidérer sa façon de manger. Et certaines personnes par peur de maltraiter les animaux oublient leur propre santé. Un régime vegane, s'etudie, s'approprie. Il faut d'abord expliquer plutôt que juger. Proposer des recettes, des bons tuyaux, faire tester, goûter. Donner des réponses et de l'expérience.

J'ose espérer que leur façon de se comporter au quotidien, est à la mesure de ce qu'il prône. Une certaine exemplarité pour tout : rouler à trottinette ou emprunter les transports en commun, rationner sa consommation d'eau, d'électricité, et que sais-je encore. Oui : ta vie a un impact sur la biodiversité, dans son ensemble. Attention aux révoltes d'ours polaires et de renards en voie de disparition et d'extinction. C'est caricaturale, certes.

Pour moi, ce n'est pas si simple : est-ce que tu vas te laisser martyriser par un moustique, ou qui n'a pas écrasé une fourmi, une araignée ou un abeille, par inadvertance ?

on peut faire de son mieux, mais le vegane parfait n'existe pas. Peu importe. Chaque initiative doit être encouragée. Le veganisme prend parfois des tournures radicales et c'est dommage. Il faut du courage, des déclics pour changer de manière de consommer.

Et il faut en parler. calmement. Qu'il s'agisse de réduction des déchets, de consommation bio, de marcher plutôt que prendre sa voiture pour parcourir 200 mètres...braquer la personne que l'on cherche à convaincre, ce n'est manifestement pas le bon canal. Mais merci de nous informer. Quand même.

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Victoria

Publié le par géraldine

Le film de Justine Triet, Victoria, est sur toutes les lèvres. Virginie est partout, la presse est presque unanime. Et l'automne ayant pointé le bout de son nez, j'ai eu très envie de voir ce film. J'ai vu le précédent film de Justine Triet très distraitement. En faisant autre chose. Je n'ai fait le lien qu'en me penchant un peu plus sur les critiques.

Je ne savais pas à quoi m'attendre en voyant ce film, j'espérais juste être surprise, ne pas être déçue comme je l'ai été par Lolo, de Julie Delpy. Les deux films accueillant Lacoste, j'ai souvent eu le film en tête.

Si je n'ai pas apprécié Lolo, et mis du temps à retourner au cinéma, ensuite (10 euros le film, fichtre), j'ai aimé Victoria. Je me fiche presque de l'histoire, du procès insolite, ce qui m'a touchée dans ce film, c'est le personnage de Victoria. Au cinéma, les héroïnes looseuses qui se noient dans la fête sont fréquentes. Mais le propos est toujours grossier, chargé. Ici, la photographie, la bande son, le texte plutôt subtil, l'humour pince sans rire, et le jeu constant, droit d'Efira mènent la danse. Les comédies françaises sont à mon sens grassouillettes ou nombrilistes. Avec Mouret et Triet, on touche une corde plus sensible, plus chic.

Avec Victoria, on apprend des choses sur soi, sur la société d'aujourd'hui qui s'accroche à tout ce qu'elle sous la main pour garder le cap : ici, la voyance, la thérapie, la sexualité, la fête, l'amitié, et malgré tout, continue de ramer, de se prendre des murs. Victoria ne fait pas rêver mais ne tombe jamais dans le pathos.

un bon film.

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Voir une pièce de Mélanie Laurent...

Publié le par géraldine

J'aurais aimé écrire là tout de suite sur la pièce que je viens de voir : le dernier testament, mis en scène par Mélanie Laurent. Et en fait, c'est difficile. Parce que là tout de suite, je ne sais pas quoi en dire, ce n'est pas encore construit.

je ne vais pas vous dire : c'est fabuleux, courez-y. Peut être parce qu'il me manque des éléments de contexte, sur l'adaptation, sur le sujet.

Donc un teaser, une ébauche de critique et demain ou un autre jour, peut-être, je continuerai.

Je ne vais pas parler du texte, c'est ce que j'ai le moins bien perçu. Il faudrait que je revoie la pièce, j'ai besoin d'une deuxième chance. Je ne peux pas dire les acteurs jouent extrêmement bien. J'ai dû voir une quinzaine de pièces en un an et le jeu, ce soir, ne m'a pas subjuguée (je ne suis pas en train de dire que les acteurs jouent mal, ce n'est absolument pas le cas). Je ne peux pas dire que j'ai été terriblement émue. Il m'est arrivée au festival d'Avignon, de frissonner, d'être émue aux larmes. Je suis bon public et participe volontiers à une standing ovation.

alors quoi ?

il se passe beaucoup de choses dans cette pièce : la bande son est omniprésente, un peu comme dans un film : je voudrai les références, je pourrai réécouter cette bande son. Il y a des écrans, des jeux de lumière, du relief, de la lumière, partout. Oui, c'est visuel. C'est minéral aussi. Il y a de la nature sur scène. (Je n'en dirai pas plus, il faut le voir) et merci Mélanie, on peut profiter de ces différents effets, avec des tableaux très contemplatifs, immobiles, dansés.

On rit parfois, mais on se perd souvent, dans le propos, le texte, les effets visuels et sonores (il y a tout, trop de tout, ça frise la démonstration). Je n'ai pas encore vu suffisamment de pièces pour vous dire si c'est novateur, si c'est de la démonstration ou de la prétention. Il ne faudrait pas que ça devienne obligatoire, systématique.

Je ne peux que vous conseiller le théâtre en général. Pour le risque, il n'y a pas de coupe. Tout est là, brut. Et rien de plus beau que de voir des corps s'animer, des regards briller, des émotions dans le visage des spectateurs, des applaudissements, des bravos.

'Parce que dire bravo, ça fait du bien. Applaudir très sincèrement, réchauffe le cœur et c'est ça le vrai message de la pièce : une transmission d'amour.

Et non, Mélanie Laurent n'était pas sur scène, ni comme actrice, ni pour saluer. Pas ce soir, en tous cas. J'en suis certaine, j'étais au premier rang. Ce n'est pas de la frime, j'ai vraiment besoin de tout voir, de tout capter. Quand je le peux, je suis devant, sinon, je décroche rapidement.

Le dernier testament, au théâtre du gymnase, jusqu'à samedi 24 à Marseille.

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