Victoria

Publié le par géraldine

Le film de Justine Triet, Victoria, est sur toutes les lèvres. Virginie est partout, la presse est presque unanime. Et l'automne ayant pointé le bout de son nez, j'ai eu très envie de voir ce film. J'ai vu le précédent film de Justine Triet très distraitement. En faisant autre chose. Je n'ai fait le lien qu'en me penchant un peu plus sur les critiques.

Je ne savais pas à quoi m'attendre en voyant ce film, j'espérais juste être surprise, ne pas être déçue comme je l'ai été par Lolo, de Julie Delpy. Les deux films accueillant Lacoste, j'ai souvent eu le film en tête.

Si je n'ai pas apprécié Lolo, et mis du temps à retourner au cinéma, ensuite (10 euros le film, fichtre), j'ai aimé Victoria. Je me fiche presque de l'histoire, du procès insolite, ce qui m'a touchée dans ce film, c'est le personnage de Victoria. Au cinéma, les héroïnes looseuses qui se noient dans la fête sont fréquentes. Mais le propos est toujours grossier, chargé. Ici, la photographie, la bande son, le texte plutôt subtil, l'humour pince sans rire, et le jeu constant, droit d'Efira mènent la danse. Les comédies françaises sont à mon sens grassouillettes ou nombrilistes. Avec Mouret et Triet, on touche une corde plus sensible, plus chic.

Avec Victoria, on apprend des choses sur soi, sur la société d'aujourd'hui qui s'accroche à tout ce qu'elle sous la main pour garder le cap : ici, la voyance, la thérapie, la sexualité, la fête, l'amitié, et malgré tout, continue de ramer, de se prendre des murs. Victoria ne fait pas rêver mais ne tombe jamais dans le pathos.

un bon film.

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